Construire une maison écologique : les points à prendre en compte 

La performance écologique se mesure aussi dans sa cohérence avec les paysages et héritages de l’environnement local : respecter et se fondre dans le style architectural local, tirer parti des conditions climatiques locales.

Générer le moins de pollution possible, être au maximum économe en énergie dans la production des matériaux du bâtiment, pendant le chantier et durant toute la durée de vie de la construction … Telles sont les exigences auxquelles sont soumises les projets de construction neuve afin de contribuer à atténuer notre impact sur l’environnement. Il faut dire que la construction de bâtiments neufs est un levier d’action de choix pour diminuer notre empreinte carbone et atténuer les changements climatiques : le secteur du bâtiment représente 43% des consommations énergétiques nationales et près de 25% des émissions de gaz à effet de serre. Aussi, au-delà de vos goûts en termes de style de maison et d’agencement de l’espace, la conception de votre projet immobilier doit répondre aux nouvelles normes et règlementations environnementales qui encadrent désormais la construction de maisons individuelles. Voici quelques repères pour comprendre la nature et les enjeux des réglementations dont vous et votre constructeur devrez tenir compte :

Il existe deux paramètres sur lesquels on peut agir dans le domaine d’une construction neuve : d’une part sur la consommation d’énergie (qui sert au chauffage, à l’éclairage, au fonctionnement des appareils électro-ménagers, multimédia et de confort), d’autre part sur la construction même du bâtiment.

Premier levier : la consommation d’énergie. Depuis le passage de la RT 2005 (Réglementation Thermique) et de la BBC 2005 (Bâtiment à Basse Consommation), la consommation énergétique moyenne a connu une baisse spectaculaire, passant de 190 kHw / m2 à 50 kHw / m2 … ce qui représente autant de baisse de rejets de CO2. La RT 2012, qui a pour but de faire baisser la consommation d’énergie de l’habitation tout en limitant les émissions de dioxyde de carbone (CO2), doit être respectée pour toute nouvelle construction depuis 2013 : elle concerne le chauffage, la ventilation, l’éclairage, la production d’eau chaude et la climatisation. Elle introduit une amélioration de taille par rapport à la RT 2005 : l’utilisation des énergies renouvelables pour les maisons individuelles. La performance thermique des maisons individuelles est un critère fondamental : consommer le moins d’énergies primaires possibles et garantir un niveau de confort de vie en été du point de vue de la constance de la température intérieure. En suivant ces normes, les besoins de chauffage peuvent être divisés par 2 ou 3. Cela signifie aussi des bâtiments moins standardisés : le sur-mesure est de mise.

Second levier : la construction du bâtiment. Cette cette deuxième source de rejets de CO2 est encadrée par la RE 2018 (Règlementation environnementale). Elle impose une évaluation des parts respectives d’énergies renouvelables créées par le bâtiment (captant par exemple les énergies du soleil par des panneaux solaires, etc.) et d’énergies importées (fossile, électricité). Un bilan Carbone du bâtiment est associé à ce bilan Énergie : depuis la fabrication des matériaux, en passant par leur transport, leur mise en oeuvre pendant la construction, jusqu’à leurs durée et fin de vie, on évalue l’ensemble des rejets de CO2 produits durant tout le cycle de la construction : une démarche de construction écologique fait en sorte d’utiliser le moins d’énergie possible sur le chantier tout en réduisant au maximum les déchets. Un type de construction écologique sollicite au maximum des matériaux d’origine naturelle ou recyclables, et tant que faire se peut des matériaux produits localement (bois, briques de terre cuite, paille, etc.), des équipements peu consommateurs d’énergie associés à des systèmes alternatifs de chauffage et de production d’eau chaude.

Optimiser la configuration du bâtiment est aussi un levier de choix : par l’orientation et l’ensoleillement des pièces à vivre, par la pose de systèmes isolants thermiques comme les double et triple vitrages, ou encore l’intégration de matériaux isolants d’origine naturelle (laines de lin et de chanvre, ouate de cellulose, fibre de bois, etc.), un système de ventilation assurant une température constante dans toutes les pièces tout en renouvelant régulièrement l’air dans toute la maison. A titre d’exemples, l’installation d’une VMC à double flux permet de limiter fortement les déperditions de chaleur tout en transformant l’énergie de l’air extérieur pour chauffer l’air entrant, une pompe à chaleur air-eau permet de produire de la chaleur et de l’eau chaude sanitaire à partir des calories de l’air extérieur associées à de l’électricité, ou bien encore, un chauffage solaire permet de produire sa propre énergie grâce à des capteurs positionnés sur le toit de la maison. 

Différents labels permettent de mesurer la performance de ces deux leviers d’action. Le label BBC (Bâtiment à Basse Consommation), référence de la nouvelle RT 2012, promet une consommation énergétique moyenne annuelle inférieure à 50 kHw / m2 / an. Le label BEPOS (Bâtiment à Energie POSitive) distingue les maisons à énergie positive : pour les constructions qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment ! Bonne nouvelle pour la planète : ce standard devient obligatoire pour tous les logements neufs à compter de 2020. Le label BEPAS (Bâtiment à Energie PASsive) identifie les maisons à énergie passive, à savoir qu’elles consomment très peu d’énergie, étant quasiment autonomes pour leurs besoins en chauffage grâce à des apports solaires (conception bioclimatique) et métaboliques (habitants, machines) couplés à une isolation performante.

La construction d’une maison à l’impact le plus faible possible sur l’environnement présente un avantage de taille : une économie budgétaire pérenne qu’il s’agisse d’une faible consommation d’énergie dans le cas d’une construction BBC ou BEPOS, ou encore d’une consommation quasi nulle dans le cas d’une construction BEPAS … et dans le cas où vous produisez plus d’énergie que vous n’en consommez, la revente du surplus d’énergie produite à un fournisseur d’accès (EDF…) peut devenir une source de revenus.

La performance écologique se mesure aussi dans sa cohérence avec les paysages et héritages de l’environnement local : respecter et se fondre dans le style architectural local, tirer parti des conditions climatiques locales. 

Votre constructeur vous conseille et prend soin du respect et de l’intégration des dernières normes environnementales pour que votre maison soit construite de manière durable pour l’environnement et ses habitants. Construire une maison écologique n’est plus l’apanage d’écologistes avertis. Elle est rendue accessible par l’accompagnement de votre constructeur. 

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